Transcendances Profanes
Amar Adjona
Maison du Directeur. Mesnay, France.
4 — 8 août 2025
Amar Adjona est artiste plasticien.
Son travail développe une critique des régimes contemporains du désir à l’intersection du marketing critique, des technologies algorithmiques et des formes post-religieuses de spiritualité.
À travers la photographie, la performance de musique ambient et l’écriture critique, il explore des dispositifs sensibles où se rejouent les conditions de production du sens, de la présence et de la transformation dans des contextes profanes saturés par l’optimisation marchande.
Son approche explore les conditions contemporaines d’émergence du sacré, entre immanence, seuils de transcendance et dispositifs profanes, à travers des pratiques visuelles et performatives situées.
Il vit et travaille à Paris.
Cadre de recherche
Transcendances Profanes s’inscrit dans une recherche artistique et théorique au long cours menée par Amar Adjona autour des formes contemporaines de ritualité, d’intensité collective et de production de sens hors des cadres religieux institués. Dans un contexte marqué par la saturation marchande des expériences, la gouvernementalité algorithmique du désir et la fragmentation des subjectivités, le projet interroge les lieux où surgissent encore des états de présence, de concentration et de transformation. Clubs, fêtes, rassemblements nocturnes ou espaces alternatifs deviennent ainsi des scènes profanes où se rejouent des expériences où la transcendance se dissout dans l’immanence des corps, des rythmes et des intensités collectives.
La résidence a constitué un espace de ralentissement et de mise à distance critique. Elle ne visait pas uniquement la production d’œuvres, mais une phase de mise en forme et d’articulation du travail : clarifier un corpus, stabiliser un langage commun entre image, son et texte, et faire dialoguer des pratiques déjà engagées dans un continuum cohérent.



Productions réalisées
À l’issue de la résidence, plusieurs éléments constitutifs du corpus ont été consolidés. Ces compositions ont été jouées ultérieurement à Paris dans le cadre de performances ambient.
Filament (2:42) – Écouter sur Spotify
Synthèse texturale évolutive, couches harmoniques étirées et traitements spatiaux.
Omnisphere 2, Valhalla DSP.
Novembre (2:26) – Écouter sur Spotify
Travail de micro-sampling et de field recording.
Omnisphere 2, Valhalla DSP.
Recherche photographique
C’est au cours de la résidence que la série Extase déplacée a été identifiée et mise en forme comme un ensemble cohérent de photographies réalisées entre 2022 et 2025. La série explore des formes d’intensité collective et individuelle, fragmentaires et en déplacement.
Extase déplacée (série, 2022–2025)
Photographies numériques, sans IA.