La Maison du Directeur

Présentation

Antoine Page - Photo : Marc cellier

Quand j’achète la Maison du Directeur en 2010, elle est, comme la plupart des bâtiments de l’ancienne cartonnerie de Mesnay, en passe d’être détruite. Mais même abandonnée là, au milieu de pas grand-chose, la maison a du style. J’apprendrai des années plus tard qu’elle a été remodelée par André Boucton, solide architecte influencé par l’art déco (il n’y aurait eu que la cage d’escalier que je l’aurais achetée quand même).

L’acquisition d’un peu de terrain et la découverte, des années plus tard, totalement par hasard, du béton ont initié une période de travaux qui perdure encore aujourd’hui.

Pourquoi le béton ? Je dirais déjà parce que c’est facile (au fond, c’est du moulage), pas trop cher (surtout par rapport au métal, cf. Projet Perchoir), que ça ne nécessite pas un excès de précision (les défauts sont trop beaux), que c’est visible (ce qui est tout de même appréciable tant c’est chronophage). Surtout, ça peut se pratiquer seul, tranquille, peinard.

Finalement, je crois que je retrouve dans les constructions en béton le même plaisir que lorsque je suis en période de montage de mes films.
Dans les deux cas, l’essentiel : la technique ne vient pas buter contre les idées et, moyennant du temps, il n’y a pas vraiment de limite à la créativité.

Appréciant de travailler à ma guise, il en va de même pour les personnes qui construisent à La Maison du Directeur. Payés ou non, à partir d’une commande ou d’une idée personnelle, tous sont libres de mener leurs projets à leur manière, de les faire évoluer, grandir… à mes risques et périls.

 Julian, Paulo, François, Louis, Bastien, Félix, Angel, Lucie, Stélio, Olivier, Guy, Manu, Christophe… contribuent à travers leur travail, leurs créations et leur implication, à l’esprit du lieu et, à titre personnel, me réjouissent.

La Maison au moment de son achat en 2010